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Greffe de cheveux chez l’homme : comment être sûr que c’est le bon moment ?

Quel est le moment opportun pour réaliser une greffe capillaire ?

La perte de cheveux est un phénomène très fréquemment rencontré par les hommes et les femmes. Pour autant, il est réellement pris au sérieux par le corps médical, qui déploie de nombreux moyens pour essayer de le contrer et lui trouver des solutions. L’alopécie, terme médical pour désigner une chute anormale de cheveux, peut aboutir à une calvitie plus ou moins marquée variable d’une personne à une autre. Pour déterminer son stade d’avancement, il existe un outil de référence nommé « échelle de Norwood-Hamilton ». Alors, d’où vient cette unité de mesure ? Comment fonctionne-t-elle et à quoi sert-elle ? Et surtout, comment savoir si c’est le bon moment pour effectuer une greffe ?

L’échelle de Norwood et Hamilton

Une mesure instaurée pour mesurer l’avancement de la calvitie

Lors de ses recherches sur l’alopécie, le docteur Hamilton observa une différence entre la chute de cheveux de deux jumeaux homozygotes. L’un d’eux était castré et ne produisait donc pas de testostérone. Il avait une chevelure intacte. L’autre, dont le corps produisait encore de la testostérone, commençait à perdre ses cheveux. C’est ainsi que fut établi le lien entre les hormones et la calvitie. Ces travaux furent complétés par le docteur Norton, dans les années 70, ce qui aboutit à une classification de l’état d’avancement de l’alopécie : l’échelle de Norwood-Hamilton.

La classification de Norwood-Hamilton

L’échelle de Norwood-Hamilton se compose de 7 stades d’avancement de l’alopécie. Chacun d’eux se base sur la densité de cheveux encore présents sur plusieurs zones du crâne :

Stade 1 : Absence de calvitie ou très léger recul de la ligne frontale.

Stade 2 : Recul latéral de la ligne frontale avec creusement des golfes temporaux. Ce cas est assez fréquent chez l’homme jeune de 20 ans qui s’inquiète inutilement.

Stade 3 : Recul de la ligne frontale avec creusement plus important des golfes temporaux. Ce cas est assez fréquent entre 20 et 30 ans. A un stade plus avancé, une tonsure plus ou moins prononcée apparaît à l’arrière de la tête.

Stade 4 : l’alopécie s’amplifie et la tonsure s’agrandit.

Stade 5 : les trois zones touchées par la calvitie se rejoignent. Il persiste peu de cheveux entre les deux zones.

Stade 6 : la densité de cheveux diminue drastiquement sur l’intégralité de la tête.

Stade 7 : il s’agit de l’étape terminale la plus avancée de la calvitie. Il ne persiste qu’une couronne basse plus ou moins chevelue.

Quelles sont les causes de la calvitie ?

L’alopécie peut avoir des causes multiples. Néanmoins, dans la majorité des cas, elle provient d’une hérédité, et est androgénique. En d’autres termes, elle est le résultat d’un déséquilibre hormonal ou d’une sensibilité cutanée exagérée aux hormones masculines. Elles provoquent localement une miniaturisation des cheveux avec une repousse capillaire de plus en plus fine jusqu’à leur disparition totale de la surface cutanée. Elles accélèrent leur vieillissement, jusqu’à épuiser totalement la production de nouveaux cheveux.

Notons néanmoins que certains médicaments, un choc psychologique ou des carences nutritionnelles peuvent aussi accélérer une calvitie. Ces autres cas ne représentent que 10 % environ des causes d’alopécie.

Quel est le moment opportun pour réaliser une greffe ?

Avant de réaliser une greffe capillaire, il est très important de prendre en compte l’évolution de sa calvitie. L’échelle de Norwood-Hamilton permet de se situer et de savoir si l’alopécie a encore des chances ou non d’évoluer. En effet, dans certains cas, elle se stabilise à un stade intermédiaire. Toutes les personnes souffrant d’une chute de cheveux n’atteignent pas forcément un stade 7 de Norwood Hamilton. C’est dire l’importance d’être bien examiné en consultation par un médecin spécialiste avant toute décision.

Lorsque la greffe est réalisée trop tôt, et si des cheveux continuent encore à tomber, il faut savoir que l’opération peut être réitérée quelques années plus tard. En effet, la greffe de cheveux vient regarnir une zone du crâne déjà dégarnie ou chauve mais n’arrête pas le processus d’alopécie. Par conséquent, si tous les cheveux ne sont pas encore tombés, d’autres greffes seront peut-être nécessaires dans le futur pour venir les remplacer. Heureusement, les cheveux greffés ne retomberont plus jamais.

Généralement, l’implantation capillaire est préconisée à partir du stade 3 de l’échelle Norwood Hamilton. Pour autant, se faire opérer relativement tôt, même si cela implique de devoir refaire une deuxième intervention, a l’avantage de ne jamais réellement se voir dégarni… Il s’agit d’une bonne alternative pour les personnes atteintes psychologiquement par cette perte de cheveux.

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